Main basse sur le riz, quelques détails

La date de parution du livre « main basse sur le riz » approche. C’est le 23 mars aux Editions Fayard/Arte. Le film est diffusé un peu plus tard, le 13 avril à 20.30 sur Arte. Les deux sont consacrés à la crise alimentaire mondiale de l’année 2008. Pour en rendre compte, nous avons pris comme exemple le marché du riz. Le riz est la céréale la plus consommée sur la planète. Nous avons donc sillonné la planète : Thaïlande, Philippines, Mali (deux fois), Sénégal, Suisse. Nous avons rencontré tous ceux qui comptent sur ce marché mondial du riz et même ceux qui ne comptent pas : les petits paysans, les grands exportateurs, les intermédiaires, des chefs d’états et de gouvernement, des importateurs, des grossistes.

Pour le livre, en plus, je me suis rendu à Hambourg où se trouve l’un des principaux personnages du marché mondial du riz. Il avait accepté de me rencontrer, plume à la main. Mais pas question de faire face à une équipe de télévision. Miguel Medjeral se voit donc consacrer un chapitre entier dans le livre. C’est une rencontre qui aura été arrachée de haute lutte. Lorsque je faisais ma chronique des matières premières, sur les antennes de RFI, je l’avais de temps en temps, fugitivement au téléphone, le temps de lui arracher quelques monosyllabes, quelques bribes d’informations, quelques confirmations de ce qui m’avait été confié ailleurs, par d’autres. Puis il a fallu lui parler du livre et du film, tenter de le convaincre d’accepter la caméra. Mais il n’y a rien eu à faire. Il n’a accepté que le face à face. J’ai donc été le rencontrer, cahier et stylo en main.

C’est une situation que je n’ai pas connu souvent au cours de cette enquête. L’interview filmée n’est pas compatible avec la prise de notes. Il ne peut y avoir de temps mort entre les questions, le temps de terminer la prise de notes. Le chef opérateur s’impatiente. Le réalisateur se demande ce qui se passe. L’ingénieur du son s’interroge sur ce blanc, ce silence qui va rendre plus difficile l’utilisation de son enregistrement. La personne interviewée ne sait plus si elle doit regarder la caméra ou le scribe penché sur son bloc notes. Bien vite, dès le début de l’enquête, il m’a donc fallu abandonner cette délicieuse habitude : prendre des notes.

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